Facebook

Et si on profitait des nouvelles conditions de facebook pour foutre le camp ?

Facebook a annoncé de manière plus ou moins discrète (une notification aux utilisateurs) ses changements de condition d’utilisation. A partir de janvier, si vous continuez à utiliser le service on peut faire de la pub personnalisée à partir de vos donnée bla bla bla, mais ne vous inquiétez pas bla bla bla.

Korben propose une explication du problème "Facebook" sur son wiki

Ça commence à faire beaucoup, alors si on en profitait pour se barrer?

Ce qui nous retient sur Facebook, ce sont les amis, les gens, les infos que l’on a pas envie de perdre. Mais si une partie suffisante des gens change de système, les choses peuvent peut être bouger.

 

Quelle alternative?

Je vous propose de passer sur diaspora*, une sorte de facebook au niveau des fonctionnalités mais qui repose sur trois principes fondamentalement différents :  

  • décentralisation : vous ne dépendez pas d’une boite basée aux états unis, vous choisissez votre fournisseur (comme pour les boites email, on va chez qui on veut).

  • liberté : vous pouvez être qui vous voulez, sans devoir communiquer votre véritable identité, et vous pouvez communiquer avec qui vous voulez.

  • confidentialité : vous êtes propriétaire de vos données, vous pouvez les reprendre avec vous à tout moment ou les retirer du net.

 

Quel fournisseur choisir?

Là, chacun fait comme il veut, il en existe toute une série dont la liste est ici : http://podupti.me/

Pour le moment je suis chez framasphere, qui est géré par Framasoft  une association française dont un des objectifs est la défense des utilisateurs d’internet. Difficile de trouver meilleure protection.

Monsieur Mondialisation en propose également un ici : https://mondiaspora.net/

 

Pas besoin de trop se casser la tête dans le choix du fournisseur: vu que vous pouvez reprendre vos données, vous pourrez à tout moment déménager ailleurs (voire un jour devenir votre propre fournisseur si vous avez le temps et les compétences). Je vous propose ces deux-ci parcequ’ils sont européens et proches de nous.

Détail important : les utilisateurs peuvent communiquer entre eux peu importe leur fournisseur. Comme avec les mails, oui oui...


 

Mais je n’ai pas envie de perdre mes amis!

Rien ne vous oblige à quitter facebook du jour au lendemain.

Mais faisons au moins le test, si chacun se crée un compte diaspora*, on verra bien si ça marche. Si personne ne bouge évidemment…

De plus, il y a moyen de connecter son compte diaspora à facebook, de manière à publier sur facebook ce que vous mettez sur diaspora. Dans ce cas évidemment, quel avantage? L’avantage c’est qu’on essaye de se désintoxiquer de facebook, et utiliser un autre outils qui nous éloigne de facebook est un bon début.

 

Pour ma part, je vais garder les deux système en parallèle, tout publier sur le deux, et voir ce qu’il se passe.

 

En résumé :

  • Allez sur Framasphere vous créer un compte

  • Ajoutez quelques mot clés (des hashtags) si ça vous chante

  • Essayez de me trouver que l’on reste en contact : philippejadin@framasphere.org

  • Postez un message sur facebook comme quoi vous êtes maintenant sur un deuxième réseau social, ouvert et libre !

  • Je m'engage à aider qui le souhaite à faire la transition (dans la mesure de mon temps disponible)

La position des créateurs de WhatsApp face à la pub

Lecture très intéressante sur le blog des créateurs de WhatsApp (qui a été racheté par facebook pour 17 milliards de dollars) 

Chez WhatsApp, nos ingénieurs passent l’intégralité de leur temps à résoudre des bogues, à ajouter des fonctionnalités et à peaufiner tous les détails afin de fournir un système de messagerie fiable à n’importe quel téléphone dans le monde entier. C’est notre produit et notre passion. Vos données n’entrent même pas en ligne de compte. Elles ne nous intéressent pas.

 

Quand on nous demande pourquoi nous facturons les utilisateurs de WhatsApp, nous répondons : « Avez-vous une autre solution ? »

On se demande comment cela va coller avec le business model de facebook. Franchement?

Ce que Facebook sait sur nous avec le bouton "j'aime"

Facebook a la possibilité technique de loguer toutes les sites que vous visitez qui ont le bouton "j'aime". Ce qui revient à dire que chaque fois que vous visitez un site qui affiche ce bouton j'aime, facebook reçoit, au moment ou vous regardez ce site, l'information "Monsieur Dupont est en train de consulter le site machinbidule.com". Et ce pour chaque site que vous consultez, que vous soyez connecté à facebook ou pas.

Comment cela fonctionne?

Facebook, lors de votre connection, envoit un cookie à votre navigateur. Il ne l'enlève pas lors de votre déconnection de facebook. Le principe et la règle d'utilisation d'un cookie est que chaque fois que votre navigateur demande un fichier à facebook, il ajoute dans sa demande ce fameux cookie. Comme de plus en plus de sites ont le fameux bouton "j'aime" de facebook, le fait de regarder ce site envoit votre cookie à facebook. De plus, un navigateur, quand il envoit une requête pour le bouton j'aime, envoi également une autre information, le "referer", c'est à dire le site que vous êtes en train de consulter. Facebook a donc toutes les information nécessaires pour pouvoir dire "monsieur machin regarde le site bidule"

Vous voulez éviter cela?

Pour éviter cela, il faut empêcher le chargement de ces boutons "j'aime" (et de tout contenu facebook) en dehors de facebook. Il existe un outil extrêmement pratique qui s'occupe précisément de cela, il s'agit de adblock plus. C'est un plugin à rajouter à votre navigateur qui enlève toute la publicité. On peut rajouter une règle à ce filtrage, pour qu'il enlève également les contenus facebook.

1. Installez ad block plus (http://adblockplus.org/) qui par ailleurs vous supprimera toute publicité dans votre navigateur

2. Ajoutez ce filtre dans ad block pour éviter d'être tracké (ce texte est à copier coller dans les règles persoanlisées de adblock) :

||facebook.com^$domain=~facebook.com|~facebook.net|~fbcdn.com|~fbcdn.net

||facebook.net^$domain=~facebook.com|~facebook.net|~fbcdn.com|~fbcdn.net

||fbcdn.com^$domain=~facebook.com|~facebook.net|~fbcdn.com|~fbcdn.net

||fbcdn.net^$domain=~facebook.com|~facebook.net|~fbcdn.com|~fbcdn.net

Vous n'êtes pas sur facebook? Vous y êtes quand même !

Je le soupçonnais depuis un certain temps, et l'info est confirmée, Facebook crée des comptes fantômes.

Kesako?

Un compte fantôme est un compte créé "au cas où" pour les personnes qui ne sont pas encore sur facebook. Il rassemble toutes les informations possibles sur une personne, son identifiant étant son adresse email.

On peut se demander comment facebook peut bien créer un compte sans que la personne concernée n'ait fait quoi que ce soit. C'est très simple : facebook propose différents outils à ses utilisateurs pour retrouver leurs amis. Par exemple, on peut donner accès à son carnet d'adresse, ou synchroniser ses contacts avec son téléphone mobile. Lors d'une telle oppération, facebook va enregistrer l'ensemble des contacts comme étant des amis potentiels de l'utilisateur. Que ces personnes soient sur facebook ou pas, l'ensemble des liens d'amitié sont stockés. Ceci explique d'ailleurs comment une personne qui s'inscrit aujourd'hui sur facebook aura bien souvent des propositions d'amis tout à fait pertinentes. Un nouvel utilisateur de facebook ne crée pas un compte, il active son compte fantôme pré-alimenté par ses amis.

La légalité de ce procédé est plus que ténue.

Plus d'informations sur slashdot (en anglais): http://yro.slashdot.org/story/11/10/18/1429223/facebook-is-building-shadow-profiles-of-non-users

Qui aime faire ses courses chez ikea?

Une conférence très intéressante sur la manière dont sont conçus les magasins ikea (en anglais mais sous-titré).

Rendez-vous à la minute 25 si vous ne voulez pas tout regarder. C'est une explication assez fascinante sur la manière dont les magasins ikea sont architecturés. Et sur l'influence que cette architecture a sur notre manière de consommer. En résumé partiel:

- Le magasin est architecturé de manière à nous guider dans une direction, alors même que vue du dessus (en plan) nous pourrions nous diriger autrement dans le magasin. Nous ne le faisons pas, car le plan tient compte de notre morphologie : nous avons des yeux qui regardent devant nous (dit autrement, notre champ de vision est limité). Nous suivons donc les autres clients et suivons un chemin préconstruit dans le magasin, alors même que celui-ci est très désorientant. Une simulation avec des agents informatiques virtuels donne les même résultats.

- Ce chemin est long, et ralenti le moment de gratification. A savoir le moment où finalement nous allons réellement atteindre les objets que nous souhaitions obtenir, ceux pour lesquels nous sommes venus initialement. A noter que 60% des achats faits chez ikea ne figurent pas sur la liste de course initiale.

- Cette longueur de parcours use notre temps utile et notre concentration. Le temps imparti pour une visite chez ikea est consommé en grosse partie à "flâner" dans des chambres à coucher, des salons et des cuisines, la partie réellement utile (sélection et achat, mise en adéquation avec l'objectif initial, réflexion d'achat) est réduite à peau de chagrin.

- Ce temps passé, cet effort accompli rend légitime notre envie d'achats impulsifs

- La complexité du plan de magasin nous retire notre autonomie. Le conférencier compare le plan d'un magasin ikea avec le plan d'une ville et son organisation, pensée dans le cas d'une cité autant que possible pour que les personnes ne se perdent pas.

Est-ce de l'abus? Malgré le fait que nous sommes des adultes consentants, l'architecture particulière mise en place dans les magasins ikea n'est certainement pas innocente, et à probablement un impact très important sur nos réflèxes d'achat. On n'achète pas chez ikea uniquement parce qu'il y a des tables à 5 euros.

My Selor is rich

Si vous avez envie de connaître les comportements à risque quand on est un belge moyen, rien de tel qu’un contrat d’assurance vie. Vous y découvrirez qu’être pompier volontaire, fumer ou pratiquer le saut à l’élastique n’est pas très bon pour votre espérance de vie. Du moins à en croire les assureurs. Et je pense qu’on peut leur faire confiance. C’est là le charme d’un questionnaire d’assurance vie.

Pour les examens du Selor, c’est pareil. Vous avez envie de savoir de quoi sera constitué l’élite administrative de demain? Participez à un examen Selor. Vous y décrouvrirez par exemple ce qu’il faut maîtriser pour être sélectionné en tant que candidat à la fonction d’attaché à la communauté française.

L’examen est composé de 3 tests. Un premier test où l’on doit déterminer quel est la cinquième petite forme après en avoir vu quatre autres. Un autre où l’on doit déterminer, qui de Jean, Paul, ou Henry a fait les meilleures ventes en fonction d’un tableau de chiffres pour les différentes succursales de leur pme. Enfin, le troisième vous demandera toute votre attention afin de déterminer si les racines de telle sorte de gazon ont une influence sur la couche d’ozone ou l’humidité du substrat ou les deux ou je-ne-peux-le-déterminer-avec-ces-informations. C'est extrêmement orienté math, stats et logique. Les tests ne parlent que de profit, de vente, de congés maladie, de vente de vaches ou de cochons, de nombre de millimètre de pluie. On pourra rétorquer que ces tests utilisent n'importe quels exemples et que le sujet n'a pas d'importance... A voir.

Je me demande dans quelle mesure de tels tests vont permettre de dénicher qui que ce soit d’intéressant et pour quelque fonction que ce soit à la communauté française (ou dans tout autre administration). A la limite si une grande banque voulait engager, si une entreprise cherchait un comptable ou que sais-je... mais en l’occurence on parle bien ici de service public, de culture, d’accueil des personnes, d’enseignement, de cinéma, de lettres, d’aide à la jeunesse...

Alors, tout comme les assurances nous permettent d’entrevoir la manière dont nous allons clamser, le test du selor me permet d’entrevoir le fonctionnaire de demain (dans le désordre) : méticuleux, chiffreur, précis, gagnant-gagnant, calculateur, traceur de cercle, fermeur de carré, penseur de virgule, pro de la circonvolution, titilleur de saut à la ligne.

De mon côté, c’est avec une impatience non feinte que j’attends mes nouveaux collègues pour faire une partie de sudoku avec eux.

Gérer les lois comme du code source

Le gestion des textes législatifs est un véritable casse-tête. Qui a changé quoi, comment gère-t-on les addendum, de quand date telle modification, comment trouver tel élément de loi, etc... Le législateur est confronté à une quantité massive de texte, manipulé et modifié par une multitude d'acteurs, et qui doit être rendu public de la manière la plus transparente possible. Cela fait un certain temps que j'y pense : les textes de lois et les problèmes qu'ils entrainent ressemblent très fort à ce qui se pose pour les développeurs informatiques dans la gestion du code source. En imaginant que l'on applique les même principes informatiques aux textes de lois on pourrait sans doute faciliter le travail de tout le monde, et rendre le processus un peu plus transparent au passage. On pourrait par exemple gérer les textes dans un système de gestion de version (type CVS ou SVN). Cela permettrait de savoir qui a changé quoi, à quel moment, et de toujours pouvoir consulter les textes dans une version précédente. Appliquer les principes du développement open source à la gestion des textes législatifs serait un grand pas pour la démocratie. J'ai découvert aujourd'hui quelqu'un qui pense la même chose. A lire ici : http://seanmcgrath.blogspot.com/2010/06/kliss-law-as-source-code.html

Pourquoi et comment voter le 13 juin

Certains disent qu'il ne faut pas aller voter. Que les hommes et femmes politiques sont tous pourris. Moi ça me fait toujours un peu peur ce genre de propos. Il a quand même fallu beaucoup d'efforts pour mettre en place un système électoral correct. Un peu comme si on revenait en arrière en ne rendant plus le vote obligatoire. Ne pas voter c'est voter pour la majorité. Et la majorité, elle ne sera peut être pas formidable. Autant voter pour faire pencher la balance, autant que possible et dans les limites inhérentes à la démocratie. Alors comment y voir plus clair? Un article de Jean Blairon sur la question: http://www.intermag.be/index.php?option=com_content&task=view&id=227&Itemid=64

Test de la fonction vidéo du Pentax K-7

Depuis quelques temps, une petite révolution se profile dans les possibilités de fabrication d'images animées. Auparavant, celui qui voulait réaliser un film avait le choix entre pellicule et vidéo. Chacun avec leurs avantages et inconvénients.

Un des avantages de la pellicule commence à être adapté à la vidéo : une grande surface de cible. La pellicule utilise traditionnellement 24*18mm -par exemple- en super 35. Une bonne caméra vidéo, elle, proposera au mieux un capteur 2/3 de pouce (=16mm) et souvent bien moins.

Quand on sait que la surface sur laquelle un objectif projette son image a une influence sur la profondeur de champ, on comprend l'intérêt et les différences de "look" que l'on obtient avec la pellicule. Plus la surface est grande, moins on a de profondeur de champ.

My family portrait from Philippe Jadin on Vimeo.

C'est précisément cette petite profondeur de champ qui donne aux images un aspect plus cinéma et plus agréable à l'oeuil. Il semblerait que depuis l'introduction de la couleur en cinéma, on a progressivement favorisé une plus faible profondeur de champ, pour permettre à l'oeuil et au cerveau de ne pas avoir trop d'infos (quand tout est net -et a fortiori en couleurs- on fatigue le spectateur). Montrez à n'importe qui 2 portraits, un où tout est net et un autre ou seul le visage est net et le fond est flou, on vous dira que le deuxième est plus beau et plus agréable.

Non seulement cela, mais en plus de cela, la profondeur de champ fait partie du langage cinématographique. Passer d'un personnage à un autre, isoler un élément de l'histoire, noyer un personnage dans le flou, etc. sont des choses auxquelles nous sommes habitués en tant que spectateur.

La photo numérique a pris un peu de temps pour permettre la même liberté que l'argentique à ce niveau là. La large gamme de réflexes numériques atteste qu'il est maintenant facile de faire de la photo numérique avec au moins cette caractéristique de la pellicule. Avec l'apparition d'appreils tels que le pentax k-7, il est maintenant possible d'avoir les mêmes avantages en vidéo.

Driving to uncertainty from Philippe Jadin on Vimeo.

J'ai reçu en test le K-7 (merci Pentax France) afin de voir ce qu'il y avait moyen d'en faire en vidéo.

C'est un appareil réflexe classique, avec miroir et capteur aps-c (facteur de réduction de 1.6 par rapport au 35mm full frame). En utilisation photo il est extrêmement performant. C'est un semi-pro, voire un pro. Il est doté de caractéristiques intéressantes, notamment une stabilisation optique intégrée au boitier (le capteur bouge pour compenser les mouvements tant verticaux, horizontaux, que de rotation, ce qui est assez unique). Il permet également de corriger la balance des blancs afin de pouvoir concilier la contrainte technique de faire une balance des blancs tout en respectant la contrainte artistique de conserver l'ambiance d'une scène. Pour le reste, il y a une quantité énorme de fonctionnalités mais qui ne me servent pas. Je préfère travailler en manuel pour les photos, sauf pour la mise au point quand ça marche bien, et elle marche plutôt rapidement sur cet appareil.

Je ne vais pas vous décrire en long et en large ce que cet appareil fait, mais plutôt vous parler des spécificités en vidéo.

En mode "movie", l'appareil permet de filmer en motion-jpeg en 720P à 30 images par secondes.

- les images sont d'une très grande qualité, sans doute du au codec mjpeg. On a par exemple une bonne latitude pour retoucher les couleurs. Le codec est également très simple à utiliser dans un programme de montage.
- Il y a une touche ae-lock qui permet au moins de bloquer tous les paramètres, sans savoir exactement quel shutter et iso est utilisé par l'appareil. Cela pose parfois problème sous éclairage artificiel où l'image scintille si l'appareil a choisi un réglage inapproprié. Un update du firmware qui permettrait de régler tout manuellement en mode vidéo serait formidable.
- le micro interne est relativement bon, surtout pour des prises proches. Les tests avec un micro externe sont concluants.
- la stabilisation optique intégrée à l'appareil est extraordinaire en mode vidéo. Elle ouvre la possibilité de filmer avec des anciens objectifs non stabilisés, ce que les autres marques ne proposent pas.

En conclusion, je dirais que l'avenir est très prometteur pour ce type d'appareil. Un accès aux réglages tout manuel serait le bienvenu, ainsi qu'un mode 24p. La partie audio pourrait être poussée plus loin en permettant de désactiver le gain automatique ce qui permettrait de connecter un adaptateur XLR pour connecter des micros professionnels et éviter le souffle lié au gain qui augmente quand il n'y a pas de niveau.

Tous ces changements pourraient être réalisés avec une mise à jour du firmware de l'appareil (sans changement de hardware), ce qui augmenterait instantanément sa valeur pour les vidéastes. On peut toujours espérer que cela arrivera un jour. Certaines caractéristiques uniques de cet appareil me font dire qu'il mériterait bien de telles améliorations.

The strongest will survive - pentax k7 from Philippe Jadin on Vimeo.

Retrouvez toutes mes vidéos sur Vimeo : http://vimeo.com/user1553230/videos

Septembre 2009

Éducation aux (nouveaux) média

On parle beaucoup d'éducation aux média, et ceux qui ont été sensibilisés aux dérives éventuelles et à la nécessité de décoder ce qui nous est proposé pratiquent généralement une espèce d'auto-critique face à ce qu'ils voient à la télé ou lisent dans les journaux. On parle aussi beaucoup des nouveaux média, internet, sms, youtube et j'en passe. Fait-on le même effort d'autocritique pour ces nouveaux média? Est-on éduqué à ces nouvelles formes de communication? Je me posais la question, quand, ce matin, j'ai voulu m'interrompre d'uriner parce que j'avais reçu un sms et que le gsm qui était dans ma poche a fait bip-bip... Fait-on cet effort quand on râle parce qu'un mail ne part pas assez vite, parce qu'internet-ne-marche-pas-bien-aujourd-hui ou que l'on regarde au premier degré la dernière vidéo en vogue youtube? Après tout, c'est la nouveauté qui qualifie ces média, mais on devrait déjà faire comme on a fait pour le reste : rester vigilant, réfléchir, remettre en question... et surtout ne pas se laisser bouffer. Quand les montres électroniques sont apparues, on les faisait sonner toutes les heures "parce-qu-il-y-a-moyen-c-est-trop-cool", maintenant qui imaginerait encore faire ça? Peut être qu'un jour on n'entendra plus bip bip en allant aux toilettes.