Humeur

Éducation aux (nouveaux) média

On parle beaucoup d'éducation aux média, et ceux qui ont été sensibilisés aux dérives éventuelles et à la nécessité de décoder ce qui nous est proposé pratiquent généralement une espèce d'auto-critique face à ce qu'ils voient à la télé ou lisent dans les journaux. On parle aussi beaucoup des nouveaux média, internet, sms, youtube et j'en passe. Fait-on le même effort d'autocritique pour ces nouveaux média? Est-on éduqué à ces nouvelles formes de communication? Je me posais la question, quand, ce matin, j'ai voulu m'interrompre d'uriner parce que j'avais reçu un sms et que le gsm qui était dans ma poche a fait bip-bip... Fait-on cet effort quand on râle parce qu'un mail ne part pas assez vite, parce qu'internet-ne-marche-pas-bien-aujourd-hui ou que l'on regarde au premier degré la dernière vidéo en vogue youtube? Après tout, c'est la nouveauté qui qualifie ces média, mais on devrait déjà faire comme on a fait pour le reste : rester vigilant, réfléchir, remettre en question... et surtout ne pas se laisser bouffer. Quand les montres électroniques sont apparues, on les faisait sonner toutes les heures "parce-qu-il-y-a-moyen-c-est-trop-cool", maintenant qui imaginerait encore faire ça? Peut être qu'un jour on n'entendra plus bip bip en allant aux toilettes.

Je suis dans une école d’art... ... et je réussis !

 

Voici la retranscription d'un faux marabout flash réalisé en 1998 par votre serviteur. Il existe à ce jour encore un exemplaire couleur et un exemplaire noir et blanc de la chose.

Je suis dans une école d’art...
... et je réussis !

Non, faire de l’art n’est pas difficile. M. Flash, après avoir mûrement réfléchi, s’est inscrit dans une école d’art. Il vous livre ici tous ses secrets pour réussir au mieux dans ce genre d’école. Du choix d’option en première année au jury final, de la peinture au cinéma, M. Flash vous dévoile tout.

I AVANT DE COMMENCER

Comment choisir ses options ?

Il existe certaines règles qui vous permettront de vous y retrouver dans la jungle des intitulés de cours artistiques. Ne vous fiez pas au seul intitulé. Essayez, autant que possible, de vous rendre à la présentation du cours. Le cas échéant, au premier cours. Le mieux étant évidemment de parler de tout ceci avec d’anciens étudiants des années supérieures. Choisissez un cours non seulement parce qu’il vous plaît, mais aussi parce que le professeur qui donne ce cours est sympathique et pas trop envahissant. Ne donnez aucun crédit à ces cours présentés par un autre professeur que celui qui les donnera. Renseignez-vous alors par d’autres moyens.

Les études artistiques comportant bien plus de pratique que de théorie, accordez - cela va sans dire - beaucoup plus d’importance au choix des cours pratiques.

Attention !

J’ai bien dit attention ! Ne concluez pas trop vite qu’il suffit de choisir uniquement des cours faciles (ou qui en ont l’air) pour réussir une année. Il vaut mieux avoir un ou deux cours difficiles (ou qui le semblent) pour remonter sa "cote personnelle".

Variez les plaisirs !

Combien de fois n’a-t-on vu de ces élèves qui se dirigent vers une branche bien trop précise et qui se font descendre par manque de variété dans le travail fourni ! Ne faites pas comme eux, choisissez une ligne directrice, prenez la plupart des cours dans cette voie, sauf un ou deux, les "étrangers". Ils vous rendront de précieux services quant à la diversification du travail (véridique !)

Les choix étant faits, surtout ne vous précipitez pas ! Il sera encore temps de remettre les documents administratifs le jour où on vous les réclamera vraiment.

Cette règle est valable dans bien des cas concernant l’administration de votre école : remise de documents, mais aussi remise de certains travaux...

Le premier travail

Il est important pour vous, mais pas tellement pour votre année. Faites simple, et si possible, visez le 11 ou 12 sur 20, voire moins, pour être sûr de faire mieux par la suite. Le plus important est de faire croire que vous évoluez, même si vous n’en êtes pas convaincu. Vous procéderez de même pour chaque nouveau professeur, même dans les années supérieures...

Deux cas se présentent à vous : soit vous venez d’une école artistique et donc vous avez certaines notions, soit vous n’y connaissez rien. Dans les deux cas, ne poussez pas au début, il sera toujours temps de se rattraper au deuxième travail. Je ne dis pas ici qu’il faut cacher ses talents. Sûrement pas. Mais au départ, un petit travail simple devrait suffire. Vous n’aurez d’ailleurs pas toujours le choix, tout dépend de vos capacités.

Vous aurez ainsi constaté que le plus important est de montrer une évolution. Simulée ou non, cette progression est indispensable.

L’évolution des travaux

N’amenez rien au cours qui suit la présentation du travail, ceci pour engendrer un retard dans le travail. Rien ne sert d’amener vos travaux trop tôt, car dans ce cas vous devrez tout recommencer deux semaines avant les cotations. Dites-vous qu’un travail n’est terminé que quand il est présenté. Avant cela la plupart des professeurs trouveront quelque chose à dire sur tel ou tel détail : pas de précipitation surtout !

Bien entendu, ne faites pas comme M.M. qui n’amenait ses travaux qu’aux présentations. Ses professeurs pensaient -à juste titre- qu’il ne travaillait que la veille et lui donnèrent une cote très basse en fin d’année.

Dès la troisième semaine, amenez profusion d’images découpées dans n’importe quelle revue. Amenez quelques idées, mais présentez-les comme encore floues, même si elles sont très claires pour vous. Ne faites pas trop de travaux préparatoires !

Enfin, une semaine avant la cotation, amenez un travail plus ou moins terminé. Notez bien les remarques du professeur car il ne vous en fera plus après. Finalisez le travail (à la maison : on est plus tranquille) et présentez-le, ainsi que des fausses notes préparatoires, objet du chapitre suivant.

Les préparations

Retenez bien ceci : "Rien ne sert d’amener des préparations tant qu’un travail n’est pas terminé."

Ce petit dicton un peu contradictoire (les préparations devraient être faites avant le travail auquel elles préparent) est pourtant vrai. En effet, la plupart des préparations posent le problème de l’orientation du travail. Si vous commencez des préparations et que le travail final ne correspond pas, le professeur ne retiendra que ces préparations et rejettera le travail final. (Psychologiquement, le résultat ne correspondra pas à l’attente. A la limite, c’est comme si vous rejetiez son avis à propos des préparations.) Vous pourrez parfois transgresser cette règle en amenant des préparations radicalement différentes du travail final. Mais là encore, mieux vaut faire les préparatifs après la finalisation.

Ainsi, vous pourrez aisément montrer une évolution dans le travail pour en arriver à l’objectif final : votre réalisation. Ceci est d’autant plus vrai que ce qui importe le plus dans l’évaluation d’un travail "relève du processus créatif".

La présentation, le jury

Nous touchons ici un point extrêmement délicat qui aura déjà fait couler beaucoup d’encre. Il serait presque utile d’y consacrer un Flash.

En effet, comparées aux dizaines d’heures passées à la réalisation proprement dite, les quelques minutes accordées à la présentation sont primordiales. Et même plus : un travail dont la réalisation n’a pas demandé plus d’une heure pourra être sauvé par une présentation convaincante, sympathique, voire intelligente pour les plus doués d’entre nous... Il en est de même pour les travaux à l’idée directrice floue, bancale, voire ceux qui sont mal réalisés.

Mais abordons d’abord un point crucial pour certains cours donnés par plusieurs professeurs à la fois. Là, dès le début, vous constaterez un problème de taille : les professeurs ont tous un avis différent. Si ils s’accordent généralement pour dire qu’un travail est mauvais, ils auront par contre plus de mal à se mettre d’accord sur ce qui est bon. Il existe néanmoins une méthode très simple pour remédier à ce problème : choisissez un professeur qui à l’air d’avoir du poids dans les cotations finales, et suivez son avis. Ne vous essayez pas à devenir ami avec un professeur qui vous est totalement antipathique : soyons réaliste, choisissez quelqu’un qui vous semble convenir, et ne forcez pas la dose.

Ce conseil tout simple devrait vous permettre de résoudre les questions les plus insolubles. Évidemment, il ne répond pas à une question bien plus fondamentale : pourquoi les avis divergent-ils ?

La présentation, l’accrochage

Parlons un peu de l’accrochage. Mettez votre travail en valeur, mais pas trop, surtout si vous n’êtes pas sûr de sa "justesse". Attention aux gros scotchs bleu, oranges,... qui vous servent à accrocher vos travaux. Usez-en avec parcimonie, même si "ça fait artiste". Ils feront, pour vos professeurs, systématiquement partie du travail. Ils n’ont pas tort, et vous demanderont d’ailleurs le sens de ce scotch, de cette grosse vis, qui prennent au moins un quart du travail. A défaut d’utiliser un accrochage plus discret, ayez une explication à portée de main.

Et plus généralement, ayez une explication pour tout.

Inutile de vous rappeler d’arriver bien à temps, une heure à deux heure(s) avant votre jury (!) car certains autres étudiants n’arrivant pas, vous serez amené à passer plus tôt. Le fait de permettre aux professeurs d’avoir toujours un travail à regarder les place dans de meilleures dispositions.

Ne parlez pas trop. Enoncez éventuellement le titre, le thème du travail, mais pas plus. De toute façon, si vous venez régulièrement au cours et que vous avez suivi les conseils ci-dessus, vous aurez au moins un professeur qui connaîtra votre travail. Voyant votre embarras, il expliquera aux autres ce que vous vouliez dire. Bien entendu, si votre travail est en béton mieux vaut donner un minimum d’explications. Mais n’expliquez jamais tout, laissez un peu de mystère. En un mot, cernez votre travail...

Les sujets de travaux, des exemples d’idées

Pour réussir un travail, il vous faudra: un bon sujet, une bonne technique, et une bonne présentation.

Un bon sujet : alors là, généralement, il vous sera fourni par les professeurs. Pas de soucis, donc. Si vous êtes à court d’idées, pourquoi ne pas copier un artiste qui a traité du même thème que vous ? Mais attention : ne choisissez pas un Roy Lichtenstein ou un Andy Warhol ou ... Ils vous verraient venir avec vos cases de BD ou vos bouteilles de coca cola ! Prenez plutôt un inconnu, par exemple un artiste tchèque ou hongrois... Nos bonnes vielles bibliothèques regorgent de ces inconnus au travail souvent intéressant. Pour plus de sûreté, et pour vous assurer que vos professeurs ne le connaissent pas, demandez-leur carrément : "Connaissez-vous Mr X?" Dans la négative, copiez sans crainte, ils n’y verront que du feu. Evitez d’abuser de ce stratagème, vous êtes quand même là pour apprendre...

Une bonne technique : ici, vous aurez toute liberté dans l’exécution du travail. Ne mettez pas trop l’accent sur le soin. Trouvez une technique originale et pas trop éculée par vos camarades. Ne copiez pas bêtement le travail d’un autre étudiant, ça ne passerait (quand même) pas inaperçu.

Quatrième de couverture :

je suis dans

une école

d’ art

...et je réussis !

Le présent Flash a été rédigé par Philippe Jadin

La partie rédactionnelle de ce Flash

est absolument exempte de toute publicité

et libre de toute attache.

Postface :

MARABOUT

FLASH+

du premier travail au jury de fin d’année...

(c) 1998 tous droits de reproduction réservés

Les mots Marabout Flash, l’emblème, le format et la présentation des volumes sont déposés.

à suivre : De merveilleux exemples pour réussir votre année sans crainte.

Soyez d’ailleurs sans crainte, il y aura une suite à ce marabout... qui est loin d’être terminé et qui est sans doute plein de fautes.

A paraître également dans la collection Marabout Flash :

"Je m’habille comme un(e) artiste."

Notes :

Cet ouvrage de grande qualité (?) a été conçu à l’intention des étudiants de première année entrant dans une école d’art. Nous déclinons toute responsabilité en cas de non-réussite dans ce domaine...

Note justificative : (4 février 1999) Vous aurez constaté que ce livre s’adresse particulièrement aux étudiants de l’Erg. Et encore plus précisément à ceux qui essayent de se débrouiller dans l’atelier dit ‘interdisciplinaire’. Ce petit texte ayant été imaginé avant la fameuse réunion du mardi 2 février (qui fera date), il me semblait intéressant de vous le faire lire maintenant, amis lecteurs. Je ne critique d’ailleurs pas ici le concept d’interdisciplinarité, mais bien son application approximative dans certains ateliers. C’est de là que m’est venue l’idée d’écrire une pseudo-méthode qui permettrait de réussir dans un atelier de ce type (s'il est mal organisé, parce que sinon, ça ne marche pas du tout) de la même façon que les marabout flash permettaient d’apprendre le russe en deux semaines. En fait, ça ne marche jamais, quoique sur certains points, ce qui est dit ici n’est qu’à moitié faux... Enfin, on aura quand même bien ri.

Ca va ?

On dit très souvent "ça va ?". Mais qu'est-ce que ça veut dire au fond? "Ca va ?" sous entend parfois qu'on ne veut pas savoir réellement si ça va ou pas. Ca implique que l'autre va bien et qu'on va simplement confirmer cela en disant oui ou "ça va" "Comment ça va?", c'est déjà bien différent. C'est demander de répondre sérieusement. Etre ouvert à l'éventualité que l'autre ne va pas répondre que "ça va". A l'éventualité qu'il ne va pas bien et que l'on va pouvoir l'écouter. "Comment vas-tu", c'est encore mieux, car plutôt que de parler d'un "ça", d'une chose, c'est carrément à une personne, un humain que l'on s'adresse. Ou n'est-ce que moi?

Pour ou contre le nucléaire

Une nouvelle campagne est lancée cette semaine. "Pour ou contre le nucléaire" peut-on lire sur tous les abribus de la capitale.
Un spot de 1 minute(très beau graphiquement) est visible ici : http://www.youtube.com/watch?v=8R763uLkNlA

On nous propose un forum afin de discuter "pour ou contre le nucléaire".

Voici mes réflexions avant d'aller sur le site, à partir des affiches :

N'est-ce pas un peu étrange de nous demander d'être pour ou contre le nucléaire? Est-ce la seule façon de débattre? Etre pour ou contre quelque chose? Le débat contradictoire n'existe soudainement plus? On s'attend donc sur le site à ce que les discussions s'éternisent entre les pro nucléaires et les anti nucléaire. Le débat ne sera certainement pas très riche. Qui va parler du fait que l'énergie la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas? Qui va dire que la responsabilité émane de chacun. En mettant tout l'accent sur "pour ou contre", on va simplement éluder la question de la consommation responsable (donc limitée). Au final, pour ou contre le nucléaire, ça n'a pas tellement d'importance, vu que l'ensemble des méthodes de production sont gérées par les distributeurs d'électricité. Ils s'adapteront de toute façon à l'opinion public. Tant qu'on consomme.

Mais le plus surprenant, c'est quand après cela j'ai été sur le site :

PAS DE TRACE DE FORUM

Quand un site internet contient le mot "forum" dans son nom, en terminologie internet cela veut dire que l'on va pouvoir participer à un débat en publiant des textes dans un espace libre (éventuellement modéré). D'après wikipedia : en informatique, forum (sens provenant de l'anglais) est un espace virtuel qui permet de discuter « librement » sur plusieurs sujets divers ;

Rien de tout cela sur le site nuclearforum.be
Ce qu'on nous a vendu comme forum est un site d'information unidirectionnel, banal et orienté (le tout semble financé par différents acteurs pronucléaire)

Bravo pour le débat public!

ps : on peut tout doucement ériger en règle le principe suivant : quand on parle de quelque chose à l'aide d'une campagne d'affichage imposante dans les abribus, c'est probablement de la m... vu les coûts d'une telle campagne.

What every prosummer camcorder should have. If only companies listened to us ...

I'm curently reviewing available "prosummer" camcorders. On the lower end side, there is always a problem in the area of manual controls and audio support.

The latest panasonic model provide a multiusage lens ring. Some provide a knob that can be used for one manual feature at a time (sony). Some only provide a touche screen or confusing menus. That's not how it works in either a pro or amateur scenario. The controls are either there and accessible or they are not used or usable in a live situation.

However, there is a simple solution to that problem, and I suspect manufacturer are not doing this because they know their lower end products are "good enough" for some pro usage image quality wise.

Here is my take on this problem. Engineers, please listen.

- always provide a lens ring for the critical manual focus (especialy in HD)
- provide three knobs on the camcorder, and allow users to define what they are used for in the menus. Some will use knob 1 for apperture, knob 2 for gain, knob 3 for zoom speed, wathever. Some other will use knob 1 for left audio channel, knob 2 for right, etc...
- Provide sane default for those knobs : aperture, audio level (both channels at the same time), shutter speed (this is only an example)
- provide audio LINE input if you only provide a jack input. Allow the user to choose in the menu either mic in with AGC and line input without AGC. This way users will be able to use an xlr apapter for professional audio and won't have problem of AGC or mic level input ruining the connection. There is also lot less interferences using line level signals.

The latest panasonic camcorders (those with lens ring) with those additional knobs, line audio input and a beachtek or juicedlink xlr adaptor would be a killer combination for prossumer use, at a fraction of the cost of other solutions.

We can always dream, isn't it ?

Peter Watkins donne une vraie leçon d'éducation aux médias

Si vous ne connaissez pas Peter Watkins, courrez acheter "media crisis" son livre qui explique tout le bien qu'il pense des mass media et de ce qu'il appelle la Monoforme, à savoir le montage hyper rapide utilisé de manière uniforme par les mass médias, notamment les journaux télévisés, sorte de combinaison en lycra qui coince le spectateur et l'empêche de respirer.

Voici donc une interview en deux partie qui résume son travail et sa pensée. Une véritable bouffée d'oxygène pour les septiques des mass media.

http://www.generationcyb.net/Peter-Watkins-donne-une-vraie,1571

Transformation de pubs dans les métros - photoshop adbusting

Une manière toute simple de transformer une pub dans le métro et montrer l'importance du "photoshopage" de l'ensembles des images publicitaires (néologisme à ajouter au dictionnaire, qui signifie "utiliser le logiciel de retouche d'images photoshop pour retoucher une photographie, pour par exemple rendre une mannequin plus parfaite")

L'intervention consiste à coller une fausse interface graphique de photoshop sur des images de pub.

http://www.brandinfection.com/2009/01/12/photoshop-adbusting-in-berlin/

Rendez-moi mes sous

Ma grand mère disait "Je ne suis pas assez riche que pour pouvoir acheter bon marché". C'est exactement ce à quoi je pense quand j'entends parler de manifestations des clients de Kaupthing. Soit vous n'avez pas beaucoup d'argent et vous ne risquez pas de la placer dans une sombre banque qui vous propose un meilleur rendement. Vous n'avez de toute façon pas assez d'argent que pour le placer à moyen ou long terme et espérer avoir des intérêts intéressants. De toute façon vous n'avez même pas entendu parler de cette banque Soit vous avez suffisamment d'argent et du coup, votre placement est accessoire. Vous avez mis le trop plein, celui qui ne servira vraisemblablement pas, ou alors dans longtemps, pour payer la voiture du petit dernier sur un sombre compte. On ne peut pas vraiment dire que votre survie en dépend. Alors manifester pour de l'accessoire il n'y a rien de plus moche.