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Et si on profitait des nouvelles conditions de facebook pour foutre le camp ?

Facebook a annoncé de manière plus ou moins discrète (une notification aux utilisateurs) ses changements de condition d’utilisation. A partir de janvier, si vous continuez à utiliser le service on peut faire de la pub personnalisée à partir de vos donnée bla bla bla, mais ne vous inquiétez pas bla bla bla.

Korben propose une explication du problème "Facebook" sur son wiki

Ça commence à faire beaucoup, alors si on en profitait pour se barrer?

Ce qui nous retient sur Facebook, ce sont les amis, les gens, les infos que l’on a pas envie de perdre. Mais si une partie suffisante des gens change de système, les choses peuvent peut être bouger.

 

Quelle alternative?

Je vous propose de passer sur diaspora*, une sorte de facebook au niveau des fonctionnalités mais qui repose sur trois principes fondamentalement différents :  

  • décentralisation : vous ne dépendez pas d’une boite basée aux états unis, vous choisissez votre fournisseur (comme pour les boites email, on va chez qui on veut).

  • liberté : vous pouvez être qui vous voulez, sans devoir communiquer votre véritable identité, et vous pouvez communiquer avec qui vous voulez.

  • confidentialité : vous êtes propriétaire de vos données, vous pouvez les reprendre avec vous à tout moment ou les retirer du net.

 

Quel fournisseur choisir?

Là, chacun fait comme il veut, il en existe toute une série dont la liste est ici : http://podupti.me/

Pour le moment je suis chez framasphere, qui est géré par Framasoft  une association française dont un des objectifs est la défense des utilisateurs d’internet. Difficile de trouver meilleure protection.

Monsieur Mondialisation en propose également un ici : https://mondiaspora.net/

 

Pas besoin de trop se casser la tête dans le choix du fournisseur: vu que vous pouvez reprendre vos données, vous pourrez à tout moment déménager ailleurs (voire un jour devenir votre propre fournisseur si vous avez le temps et les compétences). Je vous propose ces deux-ci parcequ’ils sont européens et proches de nous.

Détail important : les utilisateurs peuvent communiquer entre eux peu importe leur fournisseur. Comme avec les mails, oui oui...


 

Mais je n’ai pas envie de perdre mes amis!

Rien ne vous oblige à quitter facebook du jour au lendemain.

Mais faisons au moins le test, si chacun se crée un compte diaspora*, on verra bien si ça marche. Si personne ne bouge évidemment…

De plus, il y a moyen de connecter son compte diaspora à facebook, de manière à publier sur facebook ce que vous mettez sur diaspora. Dans ce cas évidemment, quel avantage? L’avantage c’est qu’on essaye de se désintoxiquer de facebook, et utiliser un autre outils qui nous éloigne de facebook est un bon début.

 

Pour ma part, je vais garder les deux système en parallèle, tout publier sur le deux, et voir ce qu’il se passe.

 

En résumé :

  • Allez sur Framasphere vous créer un compte

  • Ajoutez quelques mot clés (des hashtags) si ça vous chante

  • Essayez de me trouver que l’on reste en contact : philippejadin@framasphere.org

  • Postez un message sur facebook comme quoi vous êtes maintenant sur un deuxième réseau social, ouvert et libre !

  • Je m'engage à aider qui le souhaite à faire la transition (dans la mesure de mon temps disponible)

Actiris se lance dans la télé réalité

Si vous avez la chance d’être inscrit chez Actiris comme demandeur d’emploi, vous avez sans doute reçu le mail reproduit ci-dessous :

 

La RTBF lance un appel à candidature pour sa

nouvelle émission sur l'emploi  :

 

 

 

 

 

Je veux ce

 

 

 

Joooooob!

 

Vous ne cessez de postuler mais les portes se ferment systématiquement ?

Alors ceci est pour vous !

 

Aujourd'hui, envoyer un CV est souvent loin d'être suffisant pour se faire engager. Il faut parfois employer tous les moyens pour intéresser un chef d'entreprise et trouver le travail de ses rêves.

Cette nouvelle émission s’intéressera au destin de deux candidats qui doivent relever un défi de taille pour séduire et convaincre un futur employeur.

Nous recherchons donc avant tout des personnalités : hommes et femmes, de tout âge, dans tous les secteurs d’activité. Ce qui est primordial, c'est la motivation et l'ambition.

Si vous correspondez à ce profil, contactez-nous à l'adresse suivante jvcj@ebuco.be

 

Actiris, au coeur de l'emploi


 

Actiris, aidé par la RTBF et une boite privée, se lance dans la télé-réalité et fait un casting de candidats chômeurs qui cherchent désespérément un emploi.

 

On peut se demander à quel titre Actiris et la RTBF se lancent dans une telle entreprise. Ou dans quelle mesure cela relève du service public.

Bien entendu, nous ne saurons jamais qui a été à l’initiative de cette brillante idée. Tout ce que l’on peut dire, en lisant le mail envoyé, c’est que le concept, foireux d’avance, risque de donner un résultat affligeant.

Surtout quand on lit :
Il faut parfois employer tous les moyens pour intéresser un chef d'entreprise et trouver le travail de ses rêves”.
Quels moyens exactement ils ont en tête, et comment cela pourra se traduire à la sauce téléréalité est un exercice laissé au lecteur. Nabila chez Caterpillar? Mario chez Mital? Jean-Pascal à la maison communale?

Ou encore :

Nous recherchons donc avant tout des personnalités : hommes et femmes, de tout âge, dans tous les secteurs d’activité. Ce qui est primordial, c'est la motivation et l'ambition.
Ah, effectivement, hommes et femmes, de tout âge et de tout secteur est une excellente définition de la personnalité. De toute façon, ce qui compte surtout, c’est la motivation et l’ambition. C’est à dire avoir les dents bien longues et bien aiguisées pour se défendre dans l'arène de la recherche d’emploi.

Et enfin : “Cette nouvelle émission s’intéressera au destin de deux candidats”. Ou comment avouer à demi-mots que la recherche d’emploi est dorénavant une affaire de chance, de destin, de hasard en somme.

Quel message fait-on passer avec ce genre de projet? Il y en a plein, et il n’y en a aucun qui me plait :

  • Actiris sort complètement de ses missions en devenant partenaire d’un projet télévisuel qui crée de la confusion en mélangeant réalité et fiction. Passe encore quand il s’agit de faire du karaoké ou de glander dans un loft, mais quand l’enjeu c’est de faire jouer la comédie de la recherche d’emploi dans un contexte complètement bouché, la pilule ne passe pas.
  • Une boite privée arrive à convaincre un service public de jouer avec la précarité des gens dans un climat de recherche d’emploi plus que tendu.
  • Ce même service public semble trouver tout à fait normal d’utiliser sa base de donnée pour faire un mailing qui propose un casting pour participer à une émission télé.
  • Le produit est tellement sous traité que ni la rtbf, ni actiris ne vont se salir les mains à faire le casting, ce sont les employés de la boite privée qui vont s’en charger, ils ont l’habitude.
  • Et enfin, la rengaine habituelle mais néanmoins consternante : la rtbf n’est plus capable (depuis longtemps) de produire elle même des émissions de qualité. Elle sous-traite, avec comme résultat probable des sous-produits.

Alors que le climat est de plus en plus difficile pour les chercheurs d’emploi, qu’Actiris va reprendre les missions de contrôle de l’onem, cette décision de lancer une émission de téléréalité est particulièrement de mauvais goût.

 

Updates :

http://annelowenthal.wordpress.com/2013/06/30/decence-2-actiris-la-rtbf-et-le-destin/

http://blog.smartbe.be/actiris-rtbf-je-veux-ce-joooooob/

http://rtbf89.blogspot.be/2013/07/je-veux-ce-joooooob-combat-de-pauvres.html

 

Bouteille à la mer d'un pigiste de la RTBF

Un pigiste de la rtbf a envoyé une lettre, anonyme, dans laquelle il dénonce les conditions de travail de plus en plus difficile pour le personnel.

Il ne se plaint pas de la qualité des programmes, ni des choix délirants opérés par la chaine de service public de mettre le paquet sur l'infotainment et la télé réalité. Il parle simplement de gens qui souffrent dans leur travail. Et il fait le lien entre cette souffrance et les choix éditoriaux qui s'éloignent de plus en plus de ce que l'on pourrait appeller du service public. Mais lisez plutôt :

 


« La télévision, d'Etat ou pas, c'est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser, ou n'importe quoi d'autre qu'on puisse soupçonner d'intelligence, sont reportés à la minuit pour que la majorité puisse s'émerveiller dès 20 heures 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d'un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire. » Desproges.
 

Bouteille à la mer d'un pigiste anonyme de la RTBF

 

Mesdames, Messieurs,

Cette lettre s'adresse à toute personne qui de près ou de loin participe à l'élaboration du nouveau contrat de gestion de la RTBF, en cette fin d'année 2012.


Je travaille au sein de cette grande maison depuis XX années, sans avoir la chance pour autant de bénéficier d'un contrat.

Je pourrais m'adresser à vous pour défendre le choix de programmes davantage éducatifs et culturels que ceux auxquels la RTBF donne la priorité depuis quelques années. Je pourrais déplorer le fait que les programmes privilégiés fassent large place au placement de produits, là où la mission première qu'induit la notion de service public devrait plutôt œuvrer au développement de l'esprit critique des citoyens.

Il s'agit néanmoins de choix idéologiques. Aussi, je ne tenterai point de vous influencer sur base des hypothétiques conséquences futures de ces choix. Je préfère attirer votre attention sur leurs répercussions bien réelles et déjà palpables au sein du personnel de la RTBF. C'est au sujet de la souffrance générée par ces choix que je vous écris.

Il est loin, le temps où, à la question de savoir combien de personnes travaillent à la RTBF, on pouvait répondre, sous forme d'une demi-boutade, « la moitié ». La grande majorité des personnes qui travaillent au sein de cette institution y sont entrés par amour des métiers de l'audio-visuel, et souvent aussi dans l'idée de participer, en faisant circuler une information de qualité, à la construction d'une société plus juste et plus humaine... « Une certaine idée du métier » que la récente politique de gestion de la RTBF met à mal au détriment du public, bien sûr, mais aussi de la santé mentale de ceux et celles qui, lorsqu'ils ont choisi ce cadre professionnel, n'avaient pas imaginé devenir un jour des marchands de tapis (que les vendeurs de moquette et autres carpettes ne se sentent pas visés par cette expression).

Je ne suis pas médecin du travail, mais mon emploi du temps m'amène à rencontrer très régulièrement quantité de journalistes, réalisateurs, cadreurs, techniciens du son et scriptes que la politique de gestion actuelle de la RTBF rend malades (au sens propre du terme). Au-delà des choix de fonds concernant les thématiques et contenus des émissions, la stratégie globale de gestion des ressources (humaines ou matérielles) génère de nombreuses souffrances. Il y a 2 ans, le discours de nouvel an d'un haut responsable de la RTBF, tenu dans un de ses centres régionaux, annonçait la couleur en ces mots : « La situation est difficile, accrochez-vous, car seuls les plus forts résisteront aux changements. Ceux qui sont trop faibles tomberont en chemin. » Dans ce contexte où l'on devrait pouvoir compter sur davantage de synergies, « diviser pour régner » semble la règle : les émissions de la RTBF et les personnes qui œuvrent pour celle-ci se considèrent davantage comme des concurrents que comme des alliés. Le personnel s'interroge sur ce qui a poussé ses dirigeants à détricoter avec tant de volonté ce qui faisait jusqu'il y a quelques années le succès de la RTBF: tous ces rendez-vous avec le public, ces émissions qualitatives qui ont soit déjà été supprimées, soit se trouvent continuellement menacées par la dictature de l'audimat. Aujourd'hui, le mot d'ordre est de privilégier « l'infotainment » (c'est Tron qui le dit, beaucoup se demandent où se trouve la tête), entendez une approche légère de l'actualité, davantage axée sur le sensationnalisme, les faits divers, les « peoples », et la consommation.

Mais si ce personnel souffre, pourquoi ne dit-il rien ? Parce qu'il n'ose pas. Il n'est pas rare que ceux qui ne sont pas d'accord avec cette politique soient « mis au placard ». Il est plus facilement admis, au sein de la maison, qu'une présentatrice de JT joue les femmes-sandwiches pour des marques de strass sur des plages exotiques, plutôt qu'un journaliste ose critiquer la politique de gestion interne. C'est d'autant plus vrai qu'un nombre important de journalistes et autres travailleurs de la RTBF sont désormais cantonnés au statut de pigiste longue durée. Quand votre employeur principal veille bien soigneusement à respecter des interruptions de travail entre deux petits contrats, quelle liberté de parole peut-on espérer de votre part ? Que dire aussi du fait qu'aujourd'hui, de nombreuses émissions sous-traitent toujours plus de projets auprès de sociétés de production privées, alors que l'on reproche au personnel de certains centres régionaux de la RTBF d'être trop inactif ? Il se raconte que certaines personnes bien placées à la RTBF possèdent des intérêts dans ces sociétés privées. Mais sans doute ces conflits d'intérêt ne sont-ils que des rumeurs malveillantes soufflées par quelques esprits jaloux. Ce qui me pousse à vous écrire ceci aujourd'hui, ce n'est pas la jalousie : si on le laisse faire, qui ne voudrait pas aujourd'hui mettre sa famille à l'abri de la crise ?

Non, ce qui m'a décidé à vous confier ceci, c'est ma crainte que parmi les personnes travaillant pour la RTBF qui sont en souffrance psychique, certains ne se contentent plus, à l'avenir, de s'abrutir d'anxiolytiques, pour supporter cette ambiance de travail. Je suis solidaire de tous ces gens qui souffrent de ne plus pouvoir exercer avec fierté le métier qu'ils ont choisi. Je vous prie de m'excuser de maintenir l'anonymat autour de ma personne. Si je n'avais pas de famille à charge, j'aurais le courage de parler à visage découvert. Permettez-moi toutefois de vous faire savoir, en guise de conclusion, que mes propos n 'émanent que de moi, et d'aucun groupe, aucune association, aucun parti politique. A ce sujet, je paraphraserai Pierre Desproges pour vous assurer qu' « A part la droite, il n'y a rien au monde que je méprise autant que la gauche. »

J'espère que vous pourrez un tant soit peu tenir compte de ces quelques lignes au moment de vérifier que celles du nouveau contrat de gestion de la RTBF sont bien écrites dans l'intérêt des citoyens de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Avec mes sentiments les plus respectueux,
Un pigiste déjà trop pigeon

Via le blog RTBF89

Insuportable, consternant, triste, désastreux, décousant le tissus social... choisissez.

 

Que fait la communauté française? Elle forme !

Par ailleurs, je tombe sur ceci : http://www.audiovisuel.cfwb.be/index.php?id=avm_detail&no_cache=1&tx_ttnews[tt_news]=1592&cHash=4806e29911

Le service audiovisuel à la communauté française lance un appel d'offre afin de permettre à des jeunes de se former à la réalisation d'émissions de téléréalité à la con :

The Voice, Belgium got talent, L’Amour est dans le pré, Ter Zake…vous connaissez ? Ces émissions de divertissement ou de plateau, talk shows, magazines d’information et de reportage, relèvent de la catégorie des programmes de flux que l’on oppose traditionnellement aux programmes de stock où se sont regroupés films, séries, documentaires, programmes d’animation.

Vu le rôle que ces programmes locaux peuvent jouer dans l’affirmation d’une identité belge francophone en reflétant nos réalités sociales, historiques, culturelles, et au regard de l’importance de consolider une industrie encore fragile dans ce domaine, l’heure semble venue en Fédération Wallonie-Bruxelles de soutenir et développer la production indépendante de flux.

 

Notez comme on essaie d'embaler la sauce en insinuant que la téléréalité peut refléter nos réalités sociales, historiques et culturelles. "L'heure semble venue" , une manière de dire : "on à l'impression que l'on est désormais obligés de passer à ce registre". Sans en être vraiment convaincus, mais bon, puisque les autres le font bien, on doit le faire aussi, non ?

Avec ces nouvelles recrues, la RTBF sera bien armée pour poursuivre sur sa voie ultra commerciale. Le tout avec des personnes formées par (et pour) le service public. C'est ça le progrès!

Présentation de la caméra Axiom à Genève

Lors des "Rencontres mondiales du logiciel libre", quelques membres du projet Apertus, dont je fais partie, ont présenté l'avancement de notre travail autour du cinéma numérique open source.

Apertus

Apertus est un groupement de personnes ayant un lien avec le cinéma (réalisateurs, artistes, directeurs photo, développeurs, ingénieurs, enthousiastes) dont le but est de créer des outils de cinéma selon les principes de l'open source. L'outil principal du cinéma, la caméra, est encore extrêmement propriétaire. Cela signifie que les outils à diposition sont très difficiles à modifer, les codecs sont mal documentés, on ne peut rien modifier au hardware que l'on utilise habituellement. Paradoxallement, les anciennes caméra argentiques étaient beaucoup plus bricolables, avec par exemple un plan éclaté des différentes pièces les composant, la possibilité de changer telle ou telle pièce, de modifier la mécanique ou de l'améliorer. C'était le bon vieux temps diront les grincheux, ou plus pragmatiquement le passage au capitalisme et à la production de masse... mais il est possible de faire autrement !

Open hardware ?

L'open hardware, c'est l'application des principes de l'open source (logiciel informatique, virtuel par définition) aux objets physiques.

Un exemple: vous achetez une caméra qui filme à 25 images par secondes et son logiciel ne permet pas de filmer en 24, 30 ou n'importe quelle autre cadence, vous ne pourrez jamais changer la cadence de tournage. C'est une limitation purement logicielle que l'on pourrait très facilement faire sauter si on avait accès au code source qui gère la caméra.

Autre exemple, votre caméra ne dispose pas de sortie audio pour faire le monitoring son. Impossible d'ajouter cette fonctionalité avec une caméra "propriétaire".

A l'inverse, avec de l'open source (logiciel ouvert) et de l'open hardware (plans de construction disponibles), ajouter de telles fonctionnalités et bien d'autres encore n'est pas un problème. Au pire, vous pouvez payer quelqu'un pour le faire à votre place. Légalement. En partageant vos découvertes avec les autres. En en faisant bénéficier les futurs utilisateurs. En dialoguant avec le constructeur de votre matériel.

Les débuts d'Apertus

Le projet Apertus utilise depuis le début des caméras Elphel, open source et open hardware. Ces caméras de type industriel ne disposent malheureusement pas d'un capteur suffisamment grand qui permettrait d'avoir une image "cinéma" à faible profondeur de champ. Il fallait se tourner vers un développement spécifique permettant de mener à bien le projet. Ainsi est née la caméra Axiom.

La caméra Axiom

Le projet présenté en image ci-dessus, c'est un prototype d'une nouvelle caméra open source et open hardware, développée par le projet Apertus, dont les quelques caractéristiques publiques sont :

  • Capteur super35 (équivalent à de l'aps)
  • Résolution 4k
  • Shutter global (pas de rolling shutter donc)
  • Jusqu'à 15 stops de dynamique
  • Capture haute vitesse à la résolution maximale (nombre de fps pas encore dévoilé)
  • Enregistrement en cinema DNG (raw de chez raw donc)
  • Prix largement inférieur à 10.000$
  • Lancement d'une campagne de financement "crowdfunding" cette année

Si tout ça n'est pas excitant!

Je posterai d'autres infos dès que j'aurai le feu vert. Gardez un oeuil ici et sur le site apertus.org pour avoir des news. Vous pouvez également me contacter si c'est en français, ou directement l'équipe apertus si vous parlez l'anglais.

 

Message in a bottle

Un documentaire en construction sur Fukushima. Un projet à soutenir.

Je me suis rendu à Minamisoma en Octobre. J'y ai rencontré et écouté les gens. J'y suis retourné en mars. J'ai pu entrer dans la zone et me rendre compte de la situation. Je me sens profondément connecté à mes nouveaux amis japonais et je m'inquiète du fait que la plupart des gens s'imaginent que le problème est réglé alors qu'il ne fait que commencer. Les médias considèrent que le sujet de Fukushima n'est plus d'actualité. Aussi, suis-je obligé de compter sur la conscience et l'investissement personnel des citoyens.

Lien MESSAGE IN A BOTTLE

Pourquoi les éditeurs de revues papier n'aiment plus les applications

Les éditeurs se sont rendu compte que faire des applications pour iPad ou Android leur coute une fortune et ne rappporte pas grand chose en retour. La solution proposée? Développer un site en Html 5, basé sur des standards ouverts, s'adaptant à toutes les plateformes, utilisable par tous.

Chaque fois qu'un nouveau système fermé apparait, tout le monde s'affolle en se disant que c'est "the next big thing", et puis on se rend compte des limitations imposées pour diverses raisons, souvent commerciales. Ce qui me fait dire que les standards ouverts auront finalement toujours l'avantage.

Les "applications", fermées, douloureuses à mettre en place, ne fonctionnant que sur une seule plateforme, nécessitant l'accord de l'éditeur pour les mettre sur leur marketplace, sont probablement déjà une chimère. Ou une bulle spéculative. Méfiance...

 

And Technology Review? We sold 353 subscriptions through the iPad. We never discovered how to avoid the necessity of designing both landscape and portrait versions of the magazine for the app. We wasted $124,000 on outsourced software development. We fought amongst ourselves, and people left the company. There was untold expense of spirit. I hated every moment of our experiment with apps, because it tried to impose something closed, old, and printlike on something open, new, and digital.

Lien Why Publishers Don't Like Apps - Technology Review

 

Update, on en parle ailleurs :

Google supprime les sites des journaux francophones belges de ses résultats

Pour le fond lisez ceci :

Après avoir braconné les médias belges, Google les censure
http://www.tdg.ch/braconne-medias-belges-google-censure-2011-07-16

Google boycotte lesoir.be
http://www.lesoir.be/actualite/vie_du_net/2011-07-15/google-boycotte-les...

Google fait "disparaître" les journaux belges
http://www.lalibre.be/societe/cyber/article/673527/google-fait-disparait...

Au délà de se demander si c'est une bonne idée ou non, si c'est légitime ou non, si l'interprétation du jugement est excessive ou des choses de ce genre, je me pose une petite question technique.

Je me demande simplement pourquoi les producteurs de contenu ne mettent pas en place la procédure standard pour limiter leur contenu dans les moteurs de recherche (et donc y compris de google news), à savoir l'utilisation du fichier robots.txt (cfr. http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_d'exclusion_des_robots ). Ce fichier permet de demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer une partie d'un site internet. Il est même possible d'ajouter des précisions pour quand un article doit être supprimé de l'index (ce qui est utile pour les sites d'actualité qui font payer pour consulter leurs archives). C'est expliqué ici : http://www.google.com/support/news_pub/bin/answer.py?answer=93977

Le soir est carrément dépourvu de ce fichier (allez sur http://www.lesoir.be/robots.txt vous aurez un beau 404), celui de la libre est très limité (http://www.lalibre.be/robots.txt ). Ce qui veut dire que Le Soir, selon les standards admis par tous, laisse entendre que l'entièreté de son site peut être indexé, ad vitam. Il y a bien des balises "meta", mais également très permissives.

On peut débattre de la validité de cette méthode, que le opt-in et le opt-out ce n'est pas la même chose, mais quand même là, je ne comprend pas. La première étape eu été de créer un fichier robots.txt solide et de vérifier que google en tient compte.
Après on peut éventuellement passer en justice.

D'autres infos pour relativiser ce que je viens de dire:
http://forums.searchenginewatch.com/showthread.php?t=9809
http://www.silicon.com/technology/networks/2006/02/02/dell-gets-googled-...

Lisez le jugement de 2006 ici : http://www.copiepresse.be/labo/jugement_copiepresse_google_fr.pdf

Une interview par groklaw de quelqu'un de chez copiepress (en 2006)
http://www.groklaw.net/article.php?story=2006101108382797

Un article sur rue89
http://www.rue89.com/presse-sans-presses/2011/07/16/pour-google-la-press...

Le débat semble plus compliqué que cela, le problème ne venant pas des extraits affichés dans google news, mais le fait que les pages sont archivées "ad vitam" même après retrait du web. On pourrait même questionner le fait que google prend une copie de chaque contenu afin d'alimenter son moteur de recherche. Cette copie est-elle légale? Combien de temps peut elle rester dans les serveurs de google? Qu'en est-il des serveur proxy utilisés par les fournisseurs de contenu internet? Faut-il adapter la législation? Faut-il adapter la technique?

Qu'en pensez-vous?

Update :
Google réindexe lesoir.be
http://www.lesoir.be/actualite/vie_du_net/2011-07-18/google-reindexe-les...

Pourquoi et comment voter le 13 juin

Certains disent qu'il ne faut pas aller voter. Que les hommes et femmes politiques sont tous pourris. Moi ça me fait toujours un peu peur ce genre de propos. Il a quand même fallu beaucoup d'efforts pour mettre en place un système électoral correct. Un peu comme si on revenait en arrière en ne rendant plus le vote obligatoire. Ne pas voter c'est voter pour la majorité. Et la majorité, elle ne sera peut être pas formidable. Autant voter pour faire pencher la balance, autant que possible et dans les limites inhérentes à la démocratie. Alors comment y voir plus clair? Un article de Jean Blairon sur la question: http://www.intermag.be/index.php?option=com_content&task=view&id=227&Itemid=64

Éducation aux (nouveaux) média

On parle beaucoup d'éducation aux média, et ceux qui ont été sensibilisés aux dérives éventuelles et à la nécessité de décoder ce qui nous est proposé pratiquent généralement une espèce d'auto-critique face à ce qu'ils voient à la télé ou lisent dans les journaux. On parle aussi beaucoup des nouveaux média, internet, sms, youtube et j'en passe. Fait-on le même effort d'autocritique pour ces nouveaux média? Est-on éduqué à ces nouvelles formes de communication? Je me posais la question, quand, ce matin, j'ai voulu m'interrompre d'uriner parce que j'avais reçu un sms et que le gsm qui était dans ma poche a fait bip-bip... Fait-on cet effort quand on râle parce qu'un mail ne part pas assez vite, parce qu'internet-ne-marche-pas-bien-aujourd-hui ou que l'on regarde au premier degré la dernière vidéo en vogue youtube? Après tout, c'est la nouveauté qui qualifie ces média, mais on devrait déjà faire comme on a fait pour le reste : rester vigilant, réfléchir, remettre en question... et surtout ne pas se laisser bouffer. Quand les montres électroniques sont apparues, on les faisait sonner toutes les heures "parce-qu-il-y-a-moyen-c-est-trop-cool", maintenant qui imaginerait encore faire ça? Peut être qu'un jour on n'entendra plus bip bip en allant aux toilettes.