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Un outil de cartographie open source développé pour yapaka.be

Dans le cadre de mon boulot à Yapaka.be, j'ai développé un outil de cartographie qui est -selon moi- le plus efficace que j'ai développé. La première version (il y a plus de 10 ans) tournais en filemaker. Une version suivante basée sur Drupal (un enfer à mettre à jour :-) ). Et enfin celle-ci, standalone, développée avec Laravel.

C'est mon deuxième projet Laravel (avant Mobilizator), et c'est celui qui me permet d'apprécier vraiement le passage à ce framework hyper efficace.

Je dois avouer qu'il m'aura fallu 20 ans pour apprécier pleinement les avantages d'un framework mvc moderne tel que Laravel...

Visiter l'outil en ligne ici : cartographie.yapaka.be

Et découvrez le code sur github.

Mobilizator, a tool to mobilize crowds

For the growing citizen initiative called "Tout autre chose" (which I'd translate as "And now for something completely different"), we were looking for a community tool. I looked around and didn't find what we need in the open source offering.

So I started coding a mix of forum, calendar & file management with group capabilities.

Mobilizator is born, and in use at http://participer.toutautrechose.be/

Written with Laravel 5.2, this is my second laravel project. Discover, fork, enhance on github.

Help would be tremendously appreciated since it's currently a one man band.

Ambiance diy* au parc Maximilien

*diy : Do It Yourself, fais le toi même, une expression qui correspond exactement au mode de fonctionnement éphémère du parc.

 

J'hésitais un peu à poster ces photos, mais ma soeur m'ayant demandé d'écrire un petit texte sur ce qui s'est passé au parc Maximilien, je poste le tout ici.

 

Pas facile de parler de l’expérience du parc Maximilien tant la déception a été grande que le démantèlement de celui-ci se fasse aussi rapidement et avec si peu de réflexion (du jour au lendemain l’ensemble du parc a été évacué, et les structures construites ont été détruites par la commune). Mais que cela n’empêche pas d’évoquer la formidable expérience menée pendant plusieurs semaines là-bas.

La première fois que j’y suis allé, j’avais un peur d’être voyeuriste, de ne pas avoir ma place, de découvrir des choses difficiles. C’est régulièrement comme cela que ça se passe : par peur de mal faire, on ne fait rien. On se protège. On se donne des excuses. On se couvre. On veut éviter de voir le malheur des autres. Mais avec un peu de courage on se rend compte que ça vaut le coup de dépasser cela.

Arrivé sur place quelques jours après le début des opérations, j’ai assisté à la naissance d’un véritable petit village autogéré. Une ruche foisonnante de gens de toutes origines et milieu sociaux. Rassemblés autour d’un même objet : rendre un peu moins indigne le sort de familles ayant fui la guerre dans leur pays et devant dorénavant affronter l’administration et ses longues files d’attente. Familles dont le gouvernement a refusé de s’occuper, les plaçant dans une délicate situation de non droit.

Alors les citoyens ont pris le relais. On a monté des tentes, tendu des bâches, préparé à manger, organisé des activités pour enfants, trié des vêtements. Au début c’était un immense bazar à ciel ouvert. Mais petit à petit  le chaos s’est organisé. Chacun apportant des solutions concrètes (et pratiques) aux problèmes rencontrés, au delà des gueguerres politiques, dogmatique et religieuses.

Travailler ensemble autour d’un objet concret est la meilleure manière -d’après moi- d’avancer ensemble et d’éviter une bonne part des écueils qui sont les lots de ce genre d’entreprise humaine. Et ça marche. Au plus fort du camp, 800 repas étaient proposés matin, midi et soir pour un nombre identique de logements sous tente, de bien de première nécessité et de vêtements. Un cinéma en plein air a été ouvert, une école de fortune pour les enfants et les adultes proposait des activités diverses, le tout sans discrimination d’origine ou de situation (les sdf, sans papiers, ou tout qui le demandait étant également accepté pour les repas).

Preuve si il en est que quand les citoyens se mettent ensemble, des actions extrêmement puissantes peuvent se mettre en place.

 

Les pierres bleues

Depuis plusieurs années en Belgique, des centaines d'Afghans vivent une vie de demandeurs d'asile.
La raison en est simple et forte: leur pays en guerre depuis plus de trente ans est devenu trop dangereux que pour y envisager un avenir.

Alors que jusqu'en 2010, la Belgique n'expulsait pas vers l'Afghanistan, les réponses politiques aux demandeurs d'asile sont nettement plus pessimistes depuis: 40 % des demandes d'asile ont été déboutées, des expulsions ont été organisées, les familles ne reçoivent pas de titre de séjour, les situations spécifiques des femmes et enfants ne sont pas prises en compte, les centres pour réfugiés sont vidés depuis juillet dernier par la secrétaire d'état à l'Asile, à l'Immigration et à l'Intégration sociale Maggie De Block.

Plus de 120 afghans ont décidé de se regrouper afin de montrer le caractère collectif de leurs revendications.

Après de multiples occupations à Bruxelles, nous les avons rencontrés dans la dernière en date, l'église du Béguinage. Dormant à même le sol, des familles tentent de résister au froid, en l'attente d'une réponse positive d'un gouvernement qui se montre très absent sur la question.

A l'heure d'aujourd'hui, quatre belges ont entamé une grève de la faim pour les soutenir.

Une présentation très bien faite de la problématique :
issuu.com/occupybrusselsbelgium/docs/we_want_justice__2_/1?e=10152793/5924331

Signez la pétition :
secure.avaaz.org/fr/petition/Gouvernement_belge_Soutien_aux_revendications_des_refugies_Afghans/?tGwHrgb

Site internet :
450afghans.owlswatch.net/

Facebook :
facebook.com/AfghansDuBeguinage

Actiris se lance dans la télé réalité

Si vous avez la chance d’être inscrit chez Actiris comme demandeur d’emploi, vous avez sans doute reçu le mail reproduit ci-dessous :

 

La RTBF lance un appel à candidature pour sa

nouvelle émission sur l'emploi  :

 

 

 

 

 

Je veux ce

 

 

 

Joooooob!

 

Vous ne cessez de postuler mais les portes se ferment systématiquement ?

Alors ceci est pour vous !

 

Aujourd'hui, envoyer un CV est souvent loin d'être suffisant pour se faire engager. Il faut parfois employer tous les moyens pour intéresser un chef d'entreprise et trouver le travail de ses rêves.

Cette nouvelle émission s’intéressera au destin de deux candidats qui doivent relever un défi de taille pour séduire et convaincre un futur employeur.

Nous recherchons donc avant tout des personnalités : hommes et femmes, de tout âge, dans tous les secteurs d’activité. Ce qui est primordial, c'est la motivation et l'ambition.

Si vous correspondez à ce profil, contactez-nous à l'adresse suivante jvcj@ebuco.be

 

Actiris, au coeur de l'emploi


 

Actiris, aidé par la RTBF et une boite privée, se lance dans la télé-réalité et fait un casting de candidats chômeurs qui cherchent désespérément un emploi.

 

On peut se demander à quel titre Actiris et la RTBF se lancent dans une telle entreprise. Ou dans quelle mesure cela relève du service public.

Bien entendu, nous ne saurons jamais qui a été à l’initiative de cette brillante idée. Tout ce que l’on peut dire, en lisant le mail envoyé, c’est que le concept, foireux d’avance, risque de donner un résultat affligeant.

Surtout quand on lit :
Il faut parfois employer tous les moyens pour intéresser un chef d'entreprise et trouver le travail de ses rêves”.
Quels moyens exactement ils ont en tête, et comment cela pourra se traduire à la sauce téléréalité est un exercice laissé au lecteur. Nabila chez Caterpillar? Mario chez Mital? Jean-Pascal à la maison communale?

Ou encore :

Nous recherchons donc avant tout des personnalités : hommes et femmes, de tout âge, dans tous les secteurs d’activité. Ce qui est primordial, c'est la motivation et l'ambition.
Ah, effectivement, hommes et femmes, de tout âge et de tout secteur est une excellente définition de la personnalité. De toute façon, ce qui compte surtout, c’est la motivation et l’ambition. C’est à dire avoir les dents bien longues et bien aiguisées pour se défendre dans l'arène de la recherche d’emploi.

Et enfin : “Cette nouvelle émission s’intéressera au destin de deux candidats”. Ou comment avouer à demi-mots que la recherche d’emploi est dorénavant une affaire de chance, de destin, de hasard en somme.

Quel message fait-on passer avec ce genre de projet? Il y en a plein, et il n’y en a aucun qui me plait :

  • Actiris sort complètement de ses missions en devenant partenaire d’un projet télévisuel qui crée de la confusion en mélangeant réalité et fiction. Passe encore quand il s’agit de faire du karaoké ou de glander dans un loft, mais quand l’enjeu c’est de faire jouer la comédie de la recherche d’emploi dans un contexte complètement bouché, la pilule ne passe pas.
  • Une boite privée arrive à convaincre un service public de jouer avec la précarité des gens dans un climat de recherche d’emploi plus que tendu.
  • Ce même service public semble trouver tout à fait normal d’utiliser sa base de donnée pour faire un mailing qui propose un casting pour participer à une émission télé.
  • Le produit est tellement sous traité que ni la rtbf, ni actiris ne vont se salir les mains à faire le casting, ce sont les employés de la boite privée qui vont s’en charger, ils ont l’habitude.
  • Et enfin, la rengaine habituelle mais néanmoins consternante : la rtbf n’est plus capable (depuis longtemps) de produire elle même des émissions de qualité. Elle sous-traite, avec comme résultat probable des sous-produits.

Alors que le climat est de plus en plus difficile pour les chercheurs d’emploi, qu’Actiris va reprendre les missions de contrôle de l’onem, cette décision de lancer une émission de téléréalité est particulièrement de mauvais goût.

 

Updates :

http://annelowenthal.wordpress.com/2013/06/30/decence-2-actiris-la-rtbf-et-le-destin/

http://blog.smartbe.be/actiris-rtbf-je-veux-ce-joooooob/

http://rtbf89.blogspot.be/2013/07/je-veux-ce-joooooob-combat-de-pauvres.html

 

Robots faiseurs de pâtes et Real Humans

Je voulais parler d'une série qui passe pour l'instant sur arte, Real Humans, qui parle d'un monde où les robots sont devenus monnaie courante et dont l'existence pose une série de problèmes éthiques (un article sur Slate ici : http://www.slate.fr/life/70345/real-humans-risque-rupture-loi-robotique) .

Puis aujourd'hui je tombe sur ceci : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ukNkCnNJuR8

Un restaurateur chinois a inventé un robot faiseur de pates. Son achat est remboursé endéans les trois mois de salaires que couterait un humain faisant le même travail. Les restaurateurs trouvent qu'il travaille mieux qu'un chef humain, et les clients disent que "les pâtes sont aussi bonnes que si elles étaient faites par un humain".

Bien que le robot ressemble plus à un grand jouet fisher price, je me prends parfois à penser que les questions soulevées par la série vont peut être un jour nous péter à la gueule. En vrai.

Education "freestyle"

Cet homme, Sugata Mitra, a remporté le prix TED de 1 million de dollars pour ses recherches sur l'éducation non intrusive et non formelle.

Une de ces expériences consiste à avoir laissé à des enfants qui ne parlaient pas anglais un ordinateur équipé d'un logiciel de simulation de réplication de l'adn. Après quelques jours, laissés à eux même avec cette machine, ils ont dit quelque chose du genre "On ne parle pas anglais, du coup on n'a pas bien compris ce qui était écrit, mais on a vu que des défaillances de réplications d'adn provoquent des maladies". En quelques jours. Sans méthode formelle, sans connaissance de la langue, sans prof...

Les méthodes d'éducations traditionnelles sont mises rapidement à mal par ce type d'expérimentation. A quand une remise en question des méthodes éducatives?

 

Via http://articles.timesofindia.indiatimes.com/2013-02-27/us-canada-news/37329586_1_prize-money-experiment-pondicherry