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Un outil de cartographie open source développé pour yapaka.be

Dans le cadre de mon boulot à Yapaka.be, j'ai développé un outil de cartographie qui est -selon moi- le plus efficace que j'ai développé. La première version (il y a plus de 10 ans) tournais en filemaker. Une version suivante basée sur Drupal (un enfer à mettre à jour :-) ). Et enfin celle-ci, standalone, développée avec Laravel.

C'est mon deuxième projet Laravel (avant Mobilizator), et c'est celui qui me permet d'apprécier vraiement le passage à ce framework hyper efficace.

Je dois avouer qu'il m'aura fallu 20 ans pour apprécier pleinement les avantages d'un framework mvc moderne tel que Laravel...

Visiter l'outil en ligne ici : cartographie.yapaka.be

Et découvrez le code sur github.

Mobilizator, a tool to mobilize crowds

For the growing citizen initiative called "Tout autre chose" (which I'd translate as "And now for something completely different"), we were looking for a community tool. I looked around and didn't find what we need in the open source offering.

So I started coding a mix of forum, calendar & file management with group capabilities.

Mobilizator is born, and in use at http://participer.toutautrechose.be/

Written with Laravel 5.2, this is my second laravel project. Discover, fork, enhance on github.

Help would be tremendously appreciated since it's currently a one man band.

Et si on profitait des nouvelles conditions de facebook pour foutre le camp ?

Facebook a annoncé de manière plus ou moins discrète (une notification aux utilisateurs) ses changements de condition d’utilisation. A partir de janvier, si vous continuez à utiliser le service on peut faire de la pub personnalisée à partir de vos donnée bla bla bla, mais ne vous inquiétez pas bla bla bla.

Korben propose une explication du problème "Facebook" sur son wiki

Ça commence à faire beaucoup, alors si on en profitait pour se barrer?

Ce qui nous retient sur Facebook, ce sont les amis, les gens, les infos que l’on a pas envie de perdre. Mais si une partie suffisante des gens change de système, les choses peuvent peut être bouger.

 

Quelle alternative?

Je vous propose de passer sur diaspora*, une sorte de facebook au niveau des fonctionnalités mais qui repose sur trois principes fondamentalement différents :  

  • décentralisation : vous ne dépendez pas d’une boite basée aux états unis, vous choisissez votre fournisseur (comme pour les boites email, on va chez qui on veut).

  • liberté : vous pouvez être qui vous voulez, sans devoir communiquer votre véritable identité, et vous pouvez communiquer avec qui vous voulez.

  • confidentialité : vous êtes propriétaire de vos données, vous pouvez les reprendre avec vous à tout moment ou les retirer du net.

 

Quel fournisseur choisir?

Là, chacun fait comme il veut, il en existe toute une série dont la liste est ici : http://podupti.me/

Pour le moment je suis chez framasphere, qui est géré par Framasoft  une association française dont un des objectifs est la défense des utilisateurs d’internet. Difficile de trouver meilleure protection.

Monsieur Mondialisation en propose également un ici : https://mondiaspora.net/

 

Pas besoin de trop se casser la tête dans le choix du fournisseur: vu que vous pouvez reprendre vos données, vous pourrez à tout moment déménager ailleurs (voire un jour devenir votre propre fournisseur si vous avez le temps et les compétences). Je vous propose ces deux-ci parcequ’ils sont européens et proches de nous.

Détail important : les utilisateurs peuvent communiquer entre eux peu importe leur fournisseur. Comme avec les mails, oui oui...


 

Mais je n’ai pas envie de perdre mes amis!

Rien ne vous oblige à quitter facebook du jour au lendemain.

Mais faisons au moins le test, si chacun se crée un compte diaspora*, on verra bien si ça marche. Si personne ne bouge évidemment…

De plus, il y a moyen de connecter son compte diaspora à facebook, de manière à publier sur facebook ce que vous mettez sur diaspora. Dans ce cas évidemment, quel avantage? L’avantage c’est qu’on essaye de se désintoxiquer de facebook, et utiliser un autre outils qui nous éloigne de facebook est un bon début.

 

Pour ma part, je vais garder les deux système en parallèle, tout publier sur le deux, et voir ce qu’il se passe.

 

En résumé :

  • Allez sur Framasphere vous créer un compte

  • Ajoutez quelques mot clés (des hashtags) si ça vous chante

  • Essayez de me trouver que l’on reste en contact : philippejadin@framasphere.org

  • Postez un message sur facebook comme quoi vous êtes maintenant sur un deuxième réseau social, ouvert et libre !

  • Je m'engage à aider qui le souhaite à faire la transition (dans la mesure de mon temps disponible)

De l’influence des choix technologiques sur la vie administrative, et plus généralement, la société.

Quelques concepts informatiques qui peuvent aider dans le quotidien du travail.

On parle régulièrement de remettre de la créativité dans le travail et de la difficulté de responsabiliser les travailleurs. Chacun y met du sien, “il faudrait que tout le monde puisse participer”, “écouter ceux qui sont sur le terrain”, “récolter les expériences”, “simplifier les procédures”, “réduire la lourdeur administrative”, etc...Une question se pose dès lors : si tout le monde (usagers, collègues, directeurs...) trouve que ces concepts relèvent d’une bonne idée, comment éviter que la technologie ne freine leur application?

Je ne parlerai ici que de ce que j’ai déjà pu remarquer dans mon domaine, à savoir les technologies de l’information, internet, l’informatique en général dans le secteur public. Cette analyse cadrée dans le domaine des nouvelles technologies est certainement parcellaire, mais j’ose espérer qu’elle est exemplative d’une manière de fonctionner.

Il me semble important de réfléchir à l’impact que les choix techniques ont sur nos modes de fonctionnement. Et en quoi brider ces outils ou faire des choix techniques peu judicieux va à l’encontre de cette envie de mettre la créativité et la responsabilité au centre du travail. Car d’une part ces outils font partie intégrante du quotidien administratif et que d’autre part la théorie de la communication nous apprend que le canal de communication est intimement lié au message exprimé.

Les technologies de l’information sont depuis quelques années les précurseurs de concepts qui progressivement se distillent dans la vie de tous les jours. Ce qui à un moment donné semble être utopique, révolutionnaire, inconcevable, devient quelques années plus tard la norme. En observant les nouvelles tendances issues du monde technologique, le service public peut gagner du temps, du crédit face aux usagers, et parfois même de l’argent. Les quelques concepts ci-dessous, issus des tendances récentes au niveau informatique, sont mis en parallèle avec le monde du travail.

Service public = open source

Un logiciel libre (ou open source) est un programme dont les méthodes et techniques de conception sont accessibles et modifiables par tous. Il accorde quatre droits fondamentaux aux utilisateurs:

  • le droit de l’utiliser sans restriction d’usage,
  • le droit d’en étudier son fonctionnement grâce à sa recette de fabrication (son code source) disponible,
  • le droit de distribuer à ses proches ou à tout autre personne,
  • le droit de le modifier pour l’adapter à ses propres besoins[1]

Il n’est sans doute pas nécessaire de rappeler l’intérêt et la logique d’utiliser des logiciels libres dans un cadre de service public, d’autant que cet intérêt a été confirmé par la déclaration de politique communautaire[2].

En plus des arguments cités dans ce document, citons les intérêts en terme de simplification des appels d’offre, de pérennité des choix techniques, d’indépendance face aux prestataires.

Transparence de l’administration = Open data

“Une donnée ouverte est une donnée numérique, d'origine publique ou privée, publiée de manière structurée selon une méthodologie qui garantit son libre accès et sa réutilisation par tous, sans restriction technique, juridique ou financière. L'ouverture des données (en anglais open data) représente à la fois un mouvement, une philosophie d'accès à l'information et une pratique de publication de données librement accessibles et exploitables”.[3]

On peut voir aisément l’intérêt d’une telle approche. Mettre en ligne un ensemble de données, librement et sans restriction, rentre directement dans l’idée de fournir un service public plus transparent. Qu’il s’agisse de compte rendus de réunions parlementaires, des chiffres clé de l’enseignement, de la répartition des écoles par arrondissement, des annuaires en tout genre, il y a probablement quelqu’un, quelque part, qui pourra faire un usage novateur de ces données si nous les rendons plus accessibles. Qui sait si un citoyen ingénieux ne proposera pas un jour une méthode de répartition des élèves en fonction des données géographiques et démographiques qui permettrait de rendre le “décret inscription” plus oppérant?

On pourrait sans doute argumenter que des données générées à l’aide de financement publics devraient de facto être publiques. Il en va de même pour la recherche scientifique, mais c’est probablement un autre débat.

Logique participative des bénéficiaires = user generated content (contenu généré par les utilisateurs)

“Le contenu généré par les utilisateurs (en anglais User generated content, ou UGC) se réfère à un ensemble de médias dont le contenu est principalement, soit produit soit directement influencé par les utilisateurs finaux. Il est opposé au contenu traditionnel produit, vendu ou diffusé par les entreprises de média traditionnelles.”[4]

Prendre le “risque” de faire participer les bénéficiaires, est souvent très bénéfique pour une institution. Elle s’ouvre la possibilité de recevoir des usagers du contenu, parfois de qualité, souvent corrigé par les pairs (wikipedia en est un bon exemple) à moindre frais. La question des licences a été réglée depuis longtemps dans le cadre des logiciels libres, et ces licences sont désormais adaptées à un usage plus large.

Logique participative des employés = crowd sourcing internalisé

Le crowdsourcing (en français collaborat1 ou externalisation ouverte2), un des domaines émergents de la gestion des connaissances, est l'utilisation de la créativité, de l'intelligence et du savoir-faire d'un grand nombre de personnes, en sous-traitance, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé ou un entrepreneur.[5]

Extension du principe précédent, les principes de crowdsourcing pourraient tout à fait être appliqués au travail en interne. Combien de fois un service ne lance-t-il pas une initiative intéressante, pour se rendre compte plus tard qu’un autre service a déjà mis en place une autre solution qui fonctionne? En fédérant les idées, en rendant celles-ci disponibles sur la toile, un projet pourra être commenté, amélioré, réutilisé par d’autres services, et pourquoi pas, par d’autres administrations.

Un exemple concret : mise en place d’une photothèque

Admettons que plusieurs services veuillent partager des sources photographiques afin d’illustrer leurs sites web, leurs brochures, etc.

Si ce cas de figure se présente régulièrement, et afin de pérenniser le matériel photographique fourni par les différents services, il serait intéressant de mettre à disposition une photothèque au sein d'un groupe de travail.

  • afin de limiter les coûts et risque d’implantation, une solution open source pourrait être envisagée. Le choix de l’open source pourrait même être un impératif si on est d’accord avec l’idée que cette collection de photos doit pouvoir être exploitable librement par le groupe de travail sans dépendre d’un fournisseur de solution logicielle.
  • au niveau des droits d’accès : liberté à chacun d’alimenter la photothèque avec des photos (issues des activités du service ou autre, par exemple issues d’une pratique personnelle). On garde la trace de qui fait quoi sur le système. Les utilisateurs s’engagent à respecter les règles du jeu (entre autre : avoir les droits des images, et le respect du droit à l’image des personnes représentées)
  • liberté à tout service d’utiliser ces photos sans devoir rendre des comptes, vu que l’usage rentre dans le cadre défini du travail.

On voit avec cet exemple l’importance de proposer un système le plus ouvert possible si on veut encourager la créativité des emplyés et des services. On peut également en déduire que ce type de fonctionnement permettrait de responsabiliser les utilisateurs.

Conclusion

Le choix des outils a une influence sur le respect de la notion de service public. Les outils basés sur les concepts d’open source, d’économie contributive, et d’open data sont à privilégier dans bien des situations. Ce ne sera pas obligatoirement plus facile, mais nous sommes là face à une obligation morale voire légale, qu’il serait dommage de ne pas respecter, ne serait-ce qu’au nom de la créativité.

Ces concepts ne sont pas des idées isolées défendues par des hurluberlus. Au mois de mai 2013, 70% des sites internet utilisent un serveur issu de la communauté open source[6].

 

 


[1] Définition fournie par l’April, www.april.org

La position des créateurs de WhatsApp face à la pub

Lecture très intéressante sur le blog des créateurs de WhatsApp (qui a été racheté par facebook pour 17 milliards de dollars) 

Chez WhatsApp, nos ingénieurs passent l’intégralité de leur temps à résoudre des bogues, à ajouter des fonctionnalités et à peaufiner tous les détails afin de fournir un système de messagerie fiable à n’importe quel téléphone dans le monde entier. C’est notre produit et notre passion. Vos données n’entrent même pas en ligne de compte. Elles ne nous intéressent pas.

 

Quand on nous demande pourquoi nous facturons les utilisateurs de WhatsApp, nous répondons : « Avez-vous une autre solution ? »

On se demande comment cela va coller avec le business model de facebook. Franchement?

Réfléchir à deux fois avant d'acheter en ligne

Plus de quarante deux-heures de travail, parfois de nuit. Plus de vingt kilomètres parcourus quotidiennement dans les allées. Pressé comme un citron, il n’aura droit qu’à deux pauses de vingt minutes parfaitement encadrées. Il sera fouillé après chaque période de travail. Son rendement sera surveillé grâce à un système de gestion totalement informatisé. Chaque supérieur hiérarchique sait, en temps et en heure, quel article un packeur est en train d’emballer ; quel produit un pickeur est en train de prélever ; dans quelle zone de rayonnage il se trouve ; à quel rythme il travaille ou quels sont ses temps de pause suspects. Il peut ainsi calculer la productivité de son salarié et déduire de ces chiffres de nombreuses informations. Car le but, chez Amazon, c’est de toujours améliorer son rendement. Bienvenue dans le monde du stakhanovisme et du travail à la chaîne.

Ici : http://www.lesinrocks.com/2013/05/02/actualite/un-infiltre-chez-amazon-11390806/

Gérer les lois comme du code source II

Dans un article précédent, j'avais évoqué l'intérêt de gérer les lois comme du code open source, en utilisant des systèmes de gestion de version.

Une vidéo de TED parle du même sujet, en introduisant le système Git (inventé par Linus Torvald). Une belle manière de mettre en avant les caractéristiques uniques de ce système : distribué et non centralisé. Bon marché. Donnant un accès illimité au contenu code complet. Tenant compte du chaos décisionnel qui est notre lot quotidien d'humains.

C'est ici que cela se passe et si vous êtes ne serait-ce qu'un peu là dedans, ça vaut la peine comme introduction au sujet :

http://www.ted.com/talks/clay_shirky_how_the_internet_will_one_day_transform_government.html

 

Pourquoi les éditeurs de revues papier n'aiment plus les applications

Les éditeurs se sont rendu compte que faire des applications pour iPad ou Android leur coute une fortune et ne rappporte pas grand chose en retour. La solution proposée? Développer un site en Html 5, basé sur des standards ouverts, s'adaptant à toutes les plateformes, utilisable par tous.

Chaque fois qu'un nouveau système fermé apparait, tout le monde s'affolle en se disant que c'est "the next big thing", et puis on se rend compte des limitations imposées pour diverses raisons, souvent commerciales. Ce qui me fait dire que les standards ouverts auront finalement toujours l'avantage.

Les "applications", fermées, douloureuses à mettre en place, ne fonctionnant que sur une seule plateforme, nécessitant l'accord de l'éditeur pour les mettre sur leur marketplace, sont probablement déjà une chimère. Ou une bulle spéculative. Méfiance...

 

And Technology Review? We sold 353 subscriptions through the iPad. We never discovered how to avoid the necessity of designing both landscape and portrait versions of the magazine for the app. We wasted $124,000 on outsourced software development. We fought amongst ourselves, and people left the company. There was untold expense of spirit. I hated every moment of our experiment with apps, because it tried to impose something closed, old, and printlike on something open, new, and digital.

Lien Why Publishers Don't Like Apps - Technology Review

 

Update, on en parle ailleurs :


Deprecated: Methods with the same name as their class will not be constructors in a future version of PHP; mime_mail has a deprecated constructor in /home/philippejadin/www/philippejadin.be/sites/all/modules/backup_migrate/includes/destinations.email.inc on line 88

Deprecated: Methods with the same name as their class will not be constructors in a future version of PHP; backup_file has a deprecated constructor in /home/philippejadin/www/philippejadin.be/sites/all/modules/backup_migrate/includes/files.inc on line 121